
Noms de famille: Kovacevic
Prénoms: Zorka
Noms des parents: Père yougoslave, mère chilienne
Ville natale: Iquique
Place dans la famille: Aucune information
Religion: Non-croyante
Scolarité: Baccalauréat en philosophie et Droit à l'Université du Chili, Valparaíso
Activité au Chili: Avocate et juge substitut
Participation au Chili: Militante, parti communiste du Chili
Situation de famille: Célibataire
Enfants: Pas d'enfants
Petits-enfants: Pas de petits-enfants
Résidence au Chili: Valparaíso
Année d'arrivée au Québec: 1974
Activité au Québec: Réceptionniste dans un cabinet médical. Fondatrice et directrice du Copsi (Centre d'orientation paralégale et sociale pour immigrants)
Participation au Québec: Cofondatrice de la Maison Flora Tristán et du COPSI. Animatrice d'émissions de radio en espagnol destinées aux gens âgés, radio Centre-ville
Résidence au Québec: Montréal-Ville Marie
Retour au Chili: En 1998
Date du décès: 11/09/2000
Ville du décès: Au Chili
Annexes:
Zorka Kovacevic
Par Manuel Fierro
En 1975 j’ai rejoint l’équipe de volontaires de Radio Centre-ville, afin de participer à la programmation multiethnique que cette station commençait à diffuser. Étant donné que les membres qui composaient cette équipe, y compris moi-même, étions des amateurs et que nous n’avions pas d’expérience dans le domaine de la communication, la tâche n’a pas été facile au début. L’une des conditions essentielles à remplir pour mener à bien ce plan était de présenter la Déclaration de principes de la radio à la communauté, afin de faire connaître les objectifs de notre programmation. C’est à ce moment qu’il a fallu faire appel à une personne bien connue dans la communauté latino-américaine, pour son travail dans des organismes au service des immigrants de différentes ethnies.
Moi, je la connaissais. Il s’agissait de Zorka Kovacevic, personne très érudite et honnête, dotée d’une grande intelligence et simplicité et toujours prête à donner le conseil opportun et efficace à qui lui demandait de l’aide. Parallèlement à son travail quotidien, elle se donnait du temps pour participer comme bénévole sur cette radio. Nous avons beaucoup travaillé avec elle dès le début. L’idée permanente de ses actions communautaires était d'aider les femmes en détresse ou en danger. Elle avait été fondatrice et première directrice de COPSI et co-fondatrice de la maison Flora Tristan qui offre de l’aide aux femmes immigrées victimes de violence.
En 1982 nous avons commencé le programme consacré au Troisième Âge, dans lequel on évoquait la musique et les souvenirs des décennies passées. Plus tard, puis l’émission dérivé vers le présent, sous le titre "Briser le silence", qui mettait l’accent sur la dénonciation des abus commis contre les personnes du troisième âge.
Notre amie inoubliable Zorka Kovacevic est née au Chili dans la ville d’Iquique, fille d’un père yougoslave et d’une mère chilienne. Elle a vécu les dix premières années de sa vie dans cette région nordique, puis au décès de sa mère, la famille a déménagé pour vivre à Valparaiso où Zorka a vécu à partir de cet âge. Elle a obtenu un diplôme de professeur de philosophie à l’Université du Chili de cette ville et a travaillé dans l’enseignement pendant treize ans. Parallèlement à son travail de professeure, elle a étudié le droit à université et a reçu son diplôme d’avocate en 1962. Elle a exercé cette deuxième profession jusqu’au coup d’État du 11 septembre 1973, date à laquelle elle a été démise de ses fonctions au tribunal de police local de Valparaiso, où elle exerçait comme juge substitut. Peu de temps après, elle a été arrêtée, emprisonnée à l’Académie de guerre d’abord, et après sur le bateau Lebu.
J’ai connu cette personne, comme une compagne d’exil dès les premiers temps quand nous sommes arrivés à ce pays, comme collaboratrice dans différents organismes de notre communauté hispanophone, comme militante conséquente et loyale à ses principes, et comme collègue de travail dans l’émission «
Le coffret des souvenirs » de Radio Centre-Ville. Je l’ai connue aussi, en tant qu’amie. Zorka Kovacevic s’est distinguée comme une leader, et nous nous souviendrons toujours d’elle avec gratitude, admiration et affection.
Décembre, 2000