Abarca Leiva, Jorge Humberto


Noms de famille: Abarca Leiva

Prénoms: Jorge Humberto (Tito)

Date de naissance: 19410324

Noms des parents: Abel et Rebeca

Ville natale: Santiago

Place dans la famille: Aîné de quatre frères et soeurs

Religion: Agnostique

Scolarité: Lycée Darío Salas et Faculté de Médecine de l'Université du Chili

Activité au Chili: Chirurgien, Hôpital thoracique, Hôpital San Juan de Dios (San Fernando) et Hôpital Cranford (Chuquicamata)

Participation au Chili: Association des étudiants en médecine

Situation de famille: Marié avec docteure Carmen Figueroa en 1964

Enfants: Paulina et Gonzalo

Petits-enfants: Deux, nés au Québec

Résidence au Chili: Santiago, commune de Providencia

Année d'arrivée au Québec: 1974. Otro país: Costa Rica entre octubre de 1973 a septiembre de 1974

Activité au Québec: Chirurgien, Hôpital de Verdun. Bourse en Suède pour étudier l'endocrinologie entre 1982-1983

Participation au Québec: Fondateur de l'Association des professionnels, techniciens et artistes chiliens (Protach), en 1990

Résidence au Québec: Montréal, Westmount

Retour au Chili: Non

Date du décès: 19960323

Ville du décès: Montréal

Annexes:

 

Jorge Humberto Abarca Leiva

par Paulina Abarca-Cantin
Dans sa vie de citoyen chilien, Jorge Humberto (Tito) a montré dès sa jeunesse sa capacité de leader, en étant élu dans son école secondaire, comme délégué de classe, et de même à la Faculté de Médecine de l’Université du Chili où il commença ses études en 1960. Tito fut élu président du Centre des étudiants, réussissant avec d’autres collègues à modifier certaines réglementations obsolètes de l’enseignement médical.

Une fois reçu, en 1967, il part pour la ville de San Fernando, dans la province de Colchagua, comme médecin généraliste de la région, pendant trois ans, conformément au programme sanitaire de l’époque visant à décentraliser le corps médical des grands centres urbains. Il avait déjà effectué pendant trois ans, en tant qu’étudiant, un stage d’assistant chirurgical offert aux meilleurs étudiants de cette spécialité. Une fois diplômé, il a donc travaillé principalement comme chirurgien à San Fernando.

Sa volonté d’améliorer les conditions de vie des patients chirurgicaux l’amène à constituer une équipe d’infirmières auxiliaires ayant une formation en anesthésie, alors très précaire. Cette initiative a été très bien accueillie par tous les chirurgiens de l’hôpital San Fernando. De retour à Santiago en 1970, il se spécialise en chirurgie thoracique, puis obtient une maîtrise en santé publique. Il fut nommé pendant un certain temps directeur technique de l’Hôpital du Cuivre, à Chuquicamata, pour revenir ensuite à Santiago (1973). Il a fermement soutenu le gouvernement Allende et son programme visant à améliorer la condition du peuple chilien.

Après le coup d’État, il décide de s’exiler au Costa Rica, pour finalement arriver à Montréal, Canada en 1974. À Montréal, après avoir étudié le français et réussi de nombreux examens de revalidation, ainsi qu’un an d’internat pour revalider son diplôme de médecine, il entreprend 5 années de spécialisation en chirurgie à l’Université de Montréal, où il obtient une bourse du Conseil de recherches du Canada (CCR), qui lui permet d’aller en Suède étudier à l’Université Karolinska, pour se spécialiser en chirurgie endocrinienne.

À son retour à Montréal, les plans et les fonds de l’université changent et la création de la spécialité est reportée. Il rejoint l’Hôpital de Verdun comme chirurgien général, où il débute la chirurgie laparoscopique de manière innovante dans cet hôpital, après un séjour de formation en Californie, à la clinique Scripps. Il aurait pu obtenir davantage de changements dans l’enseignement et la pratique de la chirurgie, mais ce milieu hospitalier qui n’était pas universitaire à l’époque n’avait ni les fonds ni l’intérêt d’avoir un statut universitaire.

Son collègue le Dr Marcos Beiger l’a dépeint comme un professionnel sérieux, studieux et dévoué, à jour dans ses connaissances, quelqu’un qui, en plus d’être le chirurgien de la communauté chilienne de Montréal, a également exploré le domaine des affaires avec différentes chances, ce qui l’a amené à contacter diverses personnes et représentants, élargissant ainsi ses activités et faisant connaître la capacité des résidents chiliens.

Dans sa vie privée, il fonde très jeune sa famille avec Carmen, sa camarade de cours de médecine avec qui il a deux enfants ; une fille et un garçon. En collaboration avec d’autres professionnels chiliens-canadiens, il fonde l’organisme PROTACH : l’association de professionnels, techniciens et artistes chiliens, qui existe toujours.

En 1996, il est décédé d’une rupture d’anévrisme cérébral à Montréal.